Tous ensemble!

Un appel au calme par Daniel FRIJO

Pour le Comité syndical Gardiennage du NGL-SNEP

Daniel FRIJO, Secrétaire Délégation Brink’s

Daniel FRIJO, Secrétaire Délégation Brink’s

En ces temps plus que difficiles, le vrai caractère des gens se montre. Or, j’estime, malgré toutes les contraintes, que nous devons tous être solidaires ! Il faut arrêter de créer des polémiques qui n’ont aucun sens et qui nous fragilisent tous.

Les salariés qui font des heures supplémentaires actuellement le font par solidarité, car beaucoup d’entre nous gardent leurs enfants ou sont malades. Personne n’est obligé de faire ces heures, je parle pour la Brink’s. Certains agents annulent leurs congés de leur propre gré et d’autres téléphonent même aux opérations pour pouvoir travailler.

Faut-il rappeler que les personnes qui critiquent et crient au scandale sont les mêmes qui signent des accords avec le gouvernement pour augmenter notre temps de travail dans des conditions plus que déraisonnables ! Ces mêmes personnes ont par ailleurs signé une convention collective qui donne déjà le droit aux employeurs du gardiennage de disposer de la vie privée des agents à leur guise. Soyons sérieux : à situation exceptionnelle, décisions exceptionnelles ! Tout le monde devrait connaître l’adage.

Mais plutôt que de gueuler en toute hypocrisie maintenant, après coup, n’aurait-il pas été plus intelligent d’accepter ces changements horaires en veillant que les suppléments horaires soient directement payés selon le code du travail, c’est-à-dire à partir de la 9ᵉ heure et non soumis à notre période de référence instaurée par notre minable convention collective, encore singée par ces mêmes gueulards. À quoi ça sert d’être syndicat majoritaire et faire des beaux spots publicitaires pour mettre du sable aux yeux des agents du gardiennage ?

Ne soyons pas dupes ! Restons calmes ! Ce n’est pas le moment de régler ses comptes mais plutôt d’agir ensemble pour que chaque salarié qui travaille ait les moyens de se protéger soi-même, et par la même occasion, de protéger les autres, ses collègues et sa famille notamment !

Un pour tous et tous pour un !

Cela fait quatre semaines que nous, à la Brink’s, demandons à notre direction de fournir aux agents le matériel de protection adéquat.

Le temps viendra où nous demanderons une prime, mais certainement pas la somme modique de 1000 euros, car à nos yeux, cela est dérisoire par rapport à nos conditions de travail qui empiètent largement sur notre vie privée !

Nous demanderons également que cette convention collective soit enfin adaptée à notre profession qui, la crise le révèle, est considérée comme essentielle au pays.

Chères collègues, prenez soin de vous et de vos familles ! Cela est notre souci majeur actuellement.